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Les aventures de TELEMAQUE L'ENTREPRENEUR ou comment grandir en étant bien accompagné

Katixa Peigneguy
Publication date: 06/10/2008



Mentor est le vieux et sage compagnon de Télémaque qui l’aide dans sa difficile quête pour retrouver son père, Ulysse, que les dieux Vénus et Neptune, partisans des troyens, empêche de retourner vers son royaume d’Ithaque pour le punir d’avoir contribué à la victoire grecque face à Priam (et oui, les dieux grecs avaient leurs favoris et mieux valait bien choisir son camp). Mentor prépare en fait le jeune héritier à son futur rôle de souverain en l’aidant à contourner les nombreux obstacles que les dieux dressent sur son passage, parcours initiatique s’il en est .(1)

Transposé à l’entreprise, les mentors sont ces chefs d’entreprise expérimentés, en activité ou non, qui aident tout en préservant leur autonomie et surtout en la développant,  les primo-créateurs et primo-repreneurs d’entreprise. Pouvant prendre la forme du « mentorat d’affaires ou d’entreprise » (mentoring en anglais), ce type d’accompagnement ne fonctionne jamais aussi bien que quand il se base sur un véritable échange désintéressé entre les deux parties, quand il se trouve au centre d’un réseau d’acteurs dynamiques de toutes natures et jouit d’un ancrage et d’une reconnaissance fort au niveau territorial, un territoire dont il exploite toutes les forces vives.

Exemples à l’appui avec l’Institut du Mentorat d’Entreprise de la Chambre Commerce et d’Industrie de Paris inspiré d’une expérience québécoise et avec l’association Réseau Entreprendre Adour, initiatives dont on décrira la mission  avant de tenter de dégager les principaux facteurs-clés de succès de celles-ci.

 L’Institut du Mentorat d’Entreprise à Paris de la CCI de Paris

En janvier dernier, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris (2) , s’inspirant en l’adaptant d’un modèle québécois largement éprouvé a inauguré  l’Institut du Mentorat d’Entreprise. Il s’adresse à des dirigeants d’entreprises à fort potentiel de croissance, les fameuses gazelles dont l’objectif est de dépasser les 5 ans fatidiques pour nombre d’entreprises et de créer au moins 500 emplois dans cette période.

Ces entrepreneurs, rigoureusement sélectionnés sont accompagnés sur une période 18 mois par un mentor, dirigeant d’une entreprise bien assise dans le tissu économique. Le binôme ainsi formé mentor/mentoré fonctionne sur la base du bénévolat, de la solidarité entre pairs qui joue à fond  et autour d’un certain nombre de valeurs: l’esprit d’entreprise, le partage, la confiance, l’audace, la croissance, le civisme (maintenant appelé mal à propos la citoyenneté) et la responsabilité.

« … Le Mentor agit comme facteur d’accélération de la croissance de l’entreprise… »

Le mentor est là pour faire partager son expérience mais aussi son réseau et son capital parfois car, en phase de croissance, les gazelles ont besoin de lever des fonds. Le mentor, comme l’exprime un dirigeant “mentoré” d’une entreprise d’aide à la personne agit comme “un facteur d’accélération de la croissance de l’entreprise” . Le mentor ouvre les bonnes portes à son « compagnon de route » avec l’idée de l’aider a lui faire éviter des erreurs à un tournant clé de la croissance de son entreprise, (3) “erreurs qui se payent ensuite souvent très cher” .(4) En plus de rencontres formelles et informelles régulières du binôme, des soirées-découverte mensuelles sur différents aspects de l’entrepreneuriat sont organisées. La relation ainsi créé est gagnante-gagnante (sans vouloir plagier une célèbre formule des dernières présidentielles françaises) puisque tant mentoré que mentor s’enrichissent mutuellement de cette relation  humaine et d’affaires sur la base de l’échange de conseils issus des leçons tirées de l’expérience. Cette initiative aux allures prometteuses qu’est l’Institut du Mentorat d’Entreprise s’inspire en fait directement d’une initiative développée par la Fondation québécoise pour l’Entrepreneurship.

L’inspiration du modèle québécois de la Fondation pour l’Entrepreneurship

Régis Labraune, Maire de Québec et ancien président de la Fondation de l’Entrepreneurship  (5) est à l’origine de l’implantation du mentorat d’affaire au Québec (6) qui est aujourd’hui organisé selon un solide réseau tissé sur tout le territoire autour de ce système efficace. Le concept, vieux de 45 ans d’origine américaine est reconnu par l’Etat Fédéral. Sa transposition a été plus facile que ne l’imaginait son importateur québécois puisque l’adaptation culturelle a été minime et a très bien pris dans le contexte québécois. Il convient ici de se pencher sur une des actions–phares du président Labraune dont on pourrait largement s’inspirer dans nos pays (Espagne et France encore que des initiatives de cet acabit se mettent timidement en place) : l’implantation du programme “Entrepreneuriat au secondaire” qui consiste en la mise en place d’un itinéraire axé sur l’entrepreneuriat au niveau du lycée, à un âge capital pour se voir inculquer le goût d’entreprendre, du risque et le rejet de la peur de l’échec, souvent paralysant. Le défi du mentorat d’entreprise auprès des jeunes lycéens mais aussi des jeunes entrepreneurs est double puisqu’il s’agit de faire comprendre  à ces publics qu’”il faut  être plus intelligents qu’orgueilleux et qu’avoir besoin de quelqu’un pour mener à bien ses projets [d’entreprise ou d’autre nature]n’est pas un signe de défaite ou un aveu de faiblesse mais au contraire permet la progression».(7)  Cette dynamique est déterminante pour les choix d’orientation et la capacité d’entreprendre des personnes.

« …Le terrain propice à l’envie d’entreprendre doit être préparé en amont, sur la base d’une sédimentation qui aurait commencé depuis le plus jeune âge… »

En effet, le goût du risque n’a que peu de chance de se forger et peu d’espaces où éclore en dehors d’un environnement familial ou amical qui peut en donner des exemples positifs. Aussi l’école, pourrait-elle être un de ces espaces, se gardant de toute instrumentalisation évidemment de celle-ci pour servir ce but unique, argument exagérément utilisé pour faire se dresser l’une contre l’autre , et souvent stérilement, école et entreprise et catégories « public et privé ». En permettant à travers ce programme un contact réel avec des entrepreneurs, on tord le coup à des préjugés bien vivaces sur la figure du patron et les contraintes liées à l’entrepreneuriat. Une telle démarche favorise la formation d’un terrain favorable au désir d’entreprendre et au goût du challenge  dépassant une peur de l’échec bien latine (8). Les  aides en tout genre à la création lancées par les collectivités ne peuvent à elles seules impulser ce désir d’entreprendre et sont au mieux un "bon coup de de pouce" pour ceux qui ont décidé de « se lancer » de toute façon au pire sont une aubaine de maquillage de pseudo projets d'entreprise (raremenrt heureusement) et en tous les cas on recourt massivement à elles si le terrain est favorable à la création et les publics cible bien informés. Or ce terrain propice à l’envie d’entreprendre doit être préparé en amont, sur la base d’une sédimentation qui aurait commencé depuis le plus jeune âge ; la création étant la résultante en général d’une culture ambiante et d’un caractère…bien souvent découlant d’une éducation sans tomber dans le piège du déterminisme.

Refermant cette réflexion, on va maintenant se pencher sur le travail de l’association Réseau Entreprendre Adour, une initiative dans la lignée du mentorat d’entreprise qui a fait ses preuves.


L’association Réseau Entreprendre Adour


Cette association dont le perimètre d'action est le bassin de l’Adour (département des Pyrénées Atlantiques, le Sud des Landes et la Bigorre, une partie des Hautes Pyrénées) fait partie du Réseau national Entreprendre formé d’associations qui agissent chacune sur un bassin économique propre et dont la charte qui peut aussi résumer la mission est contenue dans la formule efficace projetée sur l’écran de la soirée des Lauréats (9) :  “Des chefs d’entreprise qui accompagnent  des nouveaux chefs d’entreprise avec des methodes d’entreprise”. Tout est dit: l’accompagnement d’un primo-créateur ou primo-repreneur par des chefs d’entreprise experimentés – mais pas dans une logique maçonique ou fermée puisque l’association agit en réseau avec d’autres acteurs de l’accompagnement- et dans un langage et avec des outils dans lequel se reconnaît “l’accompagné”.

Comme le souligne Pierre Croci, directeur de l’association, qu’on a pu rencontrer: “ Plus que l’expertise ce qui compte c’est l’expérience”, c’est, en effet, ce qui fait la valeur  ajoutée de cet accompagnement. Sur le principe, des porteurs de projet de création ou de reprise d’entreprise sont accompagnés deux ans dans leur aventure après validation de leur projet par un comité d’engagement composé d’entrepreneurs pour certains ayant été pris dans ce dispositif quelques années plus tôt. Avant présentation du projet devant le comité d’engagenent, les techniciens de l’association auront orienté préalablement dans la professionnalisation de leur projet les postulants. Passé ce comité, le candidat devient alors lauréat de l’association et rejoint le club des lauréats, organisation qui a fait ses preuves puisqu’elle favorise la création d’un esprit de solidarité, les échanges, l’amitié (des activités ludiques sont souvent organisées) et permet de rompre avec l’isolement dans lequel se trouve le courageux créateur ou repreneur bien souvent.

« …La garantie,ici, c’est : « Je crois en toi »… »

Le candidat bénéficie d’un accompagement collectif qui compte notamment une intervention mensuelle par un spécialiste sur une thématique précise et d’un suivi individualisé par un membre adhérent de l’association, une sorte de parrain ou mentor. En d’autres termes ce sont des chefs d’entreprise, en plus des dynamiques animateurs de l’association, qui se mettent à la disposition de nouveaux chefs d’entreprise pour cheminer avec eux. Enfin, autre point capital du dispositif, le lauréat se voit accordé un prêt d’honneur personnel sans intérêt et sans garantie (10) . La garantie, ici, comme le dit Pierre Croci c’est: “je crois en toi”, ce qui ne dispense pas de l’élaboration d’un solide plan d’affaire mais résume l’esprit de l’accompagnement pratiqué.

Cette association ne fait pas cavalier seul mais s’inscrit au contraire au cœur de l’action du réseau régional aquitain des acteurs de l’accompagnement à la création, la reprise et la transmission d’entreprise (Conseil Régional, Pépinières, incubateurs, Chambres de Commerce et d’Industrie, Conseil Général, Oséo-Anvar (« fonds d’aide à l’innovation » etc…) et c’est là toute sa force.  L’association va ainsi jouer à travers ses membres et envers les lauréats, un rôle de facilitateur et aussi de prescripteur du projet auprès des acteurs cités avant ; l’association jouissant d’une solide réputation de sérieux notamment auprès des banquiers qui accordent naturellement beaucoup de crédit à la vision et à la confiance accordée par des chefs d’entreprises vigoureuses. Les valeurs fondatrices plus loin citées illustrent et expliquent bien pourquoi le système fonctionne bien et pourquoi on peut en le citer comme exemplaire dans le Sud-Ouest (mais le réseau est présent dans toute la France): 1. L’important c’est l’homme, 2/ Le principe c’est la gratuité, 3/l’esprit c’est la réciprocité…avec une phrase très efficace pour expliciter cette valeur et la relation « mentor /mentoré »: “on ne donne pas, on échange”.

Les enseignements et les facteurs-clé de succès de ces initiatives

Il est démontré que les entreprises inscrites dans ces  processus ont une durée de vie bien supérieure aux autres au bout de 5 ans : 70% avec un mentor contre 35% dans le cas contraire (11). Ces expériences décrites ici ne sont pas isolées et il en existe d’autres. On peut dégager un certain nombre facteurs clé qui peuvent certainement expliquer  au moins en partie ce succès.

•    La centralité de l’entreprise, de l’entrepreneur et de la solidarité entre pairs inscrite sur un territoire

L’accompagnement de créateur ou repreneur fonctionne d’autant mieux si d’autres chefs d’entreprise sont parties prenantes de l’aventure et comprennent mieux ce que vivent leurs pairs pour être passés par les memes étapes. A cela s’ajoute, la volonté et/ou l’envie de nombre de chefs d’entreprise de s’engager dans la vie économique de leur territoire et/ou de render la pareille pour avoir été aidés. Par ailleurs, comme souvent le font remarquer les “mentorés”, le mentor ne juge pas, est vraiment là pour aider, car il s’est engagé bénévolement dans le porcessus et sait qu’il va retirer de cet engagement beaucoup au niveau humain mais aussi pour la bonne marche de son enterprise puisque il élargit son réseau et travaille par là à la mise en place de collaborations futures.


•    Un accompagnement à la fois personnalisé et collectif qui crée du lien

L’accompagnement s’il est personnalisé et place mentor et mentoré au coeur d’une relation provilégiée doit aussi être collectif pour encourager l’échange, permettre la création d’une comnunauté liante ensuite pour le reste de la vie, pour rompre l’isolement, mutualiser les connaissances techniques mais aussi humaines, dans une aventure  qui met souvent celui qui choisit de s’y engager face à ses doutes et ses faiblesses.


•    Un dynamique de  réseau entre acteurs locaux qui alimente la confiance, développe la crédibilté et favorise la prescription

De telles  dynamiques d’accompagnement agissent toujours en réseau avec les autres acteurs locaux de l’accompagnement (institutionnels ou privés) (celles-ci d’ailleurs les encourageant), elles sont facilitatrices et accélératrices car elle se font d’entrepreneur à entrepreneur aux interêts partagés et en connaissance de cause ce qui assure une crédibilité sans précédent notamment auprès des établissements bancaires qui seront plus enclins à accorder un emprunt conséquent à un créateur ou repreneur qui aura passé le “filtre” d’entrepreneurs aguerris.

A la base du mentorat d’entreprise, une idée simple donc, presque triviale, et dont le succès n’est plus à démontrer: celle que l’expérience quand on la partage permet d’éviter bien des erreurs à celui qui s’apprête à emprunter un chemin semé d’embûches qu’on a su déjouer.

Nos Télémaques de l’entreprise chemineront avec d’autant plus de succès s’ils sont bien aiguillés  par leur Mentor, leur compagnon de route vers le "pays de l'Entreprise"...

[1] En effet, la notion moderne de mentor prend sa source dans « Les aventures de Télémaque », célèbre ouvrage annonciateur des Lumières écrit par Fénelon en 1699 conçu comme un véritable traité d’éducation - mais aussi pamphlet sur le Versailles de Louis XIV d’où le scandale qu’il provoqua- destiné à initier son élève, le Duc de Bourgogne, petit-fils du Roi Soleil à la culture grecque en même temps qu’il le forme à son futur métier de souverain chrétien.

[2] Site web: www.ccip.fr

[3] Témoignage de J.L Thierot dans la vidéo de présentation de l’Institut du Mentorat d’Affaires en ligne sur le site de la CCI de Paris

[4) Propos de Dominique Restino, élu de la CCI de Paris à l’origine de la création de l’IME.

[5] Site web: http://www.entrepreneurship.qc.ca/fr/default.asp

[6] Vidéo de l’interview de Régis Labraune sur le site web de la CCI de Paris

[7] Idem.

[8] L’auteur ne s’exclut pas de ses réflexions, la peur de l’échec est en effet souvent plus fort que le goût du risque ou d’entreprendre – ici entendu comme “créer son entreprise”- bien que celui-ci soit grand mais notre auteur travaille activement à renverser cette tendance et espère sortir du salariat aliénant, quoique non marxiste de son état. Cette note est destinée à vérifier si nos lecteurs courageux la liront justement.

[9] L’auteur a pu assister en juillet dans le superbe Domaine vitcole de Cinquau dans le Jurançon à cette soirée annuelle des Lauréats qui met à l’honneur les entrepreneurs accompagnés au cours de l’année écoulée. Cette année les lauréats, sous la très originale forme de saynètes, présentaient avec brio, émotion et drôlerie au public nombreux un moment-clé de leur création ou de leur reprise d’entreprise.

[10] Il peut aller jusqu’à 22000 euros, il est remboursable sur 5 ans avec un différé de 18 mois.

[11] Source: réseau des Sociétés d'aide au développement des collectivités (SADC) du Québec (http://www.reseau-sadc.qc.ca/

-1 Comentarios:

Aurélie (08/10/2008)
Et oui, dans la création dentreprise comme dans la vie : "A deux on est toujours plus fort que tout seul" !
Merci Katixa pour cet article qui montre le vrai visage de lentrepreneur ou du chef dentreprise. Trop souvent, ce dernier est résumé à la figure noire, calculatrice et uniquement tournée vers le profit à tout prix et à court terme. NON ! Les chefs dentreprise sont dans leur grande majorité des hommes de valeur et de valeurs. Ils savent être des humanistes prêts à aider dautres personnes à se réaliser par la création ou la reprise dentreprise. Une preuve ? Venez participer à la Biennale du Réseau Entreprendre le 20 octobre prochain au Palais des Congrès de Paris : votre perception de lentreprise et de lentrepreneur va changer (plus dinfos sur http://biennale.reseau-entreprendre.org) !!

http://www.reseau-entreprendre.org

 
Nico (12/10/2008)
Merci katixa pour ce bon article. En pleine réflexion sur le lancement une boite, ça me parle !

A ceux à qui ca a plu, je recommande la lecture des Assises du numérique, rapport rédigé par pas mal dacteurs de lentrepreunariat technologique, et coordonné par Olivier Ezratty (consultant en nouvelles technos et innovation particuilièrement pertinent).
lien : http://www.oezratty.net/wordpress/2008/soutien-des-29-propositions-pour-les-assise-du-numrique/

Ce dossier a été soumis au gouvernement dans le cadre de la réflexion actuelle sur léconomie numérique. Je crois bien que les mesures concrètes seront annoncés sous peu (demain ?).




 
Katixa (13/10/2008)
Pantxi et Nico,

Je vous remercie pour vos commentaires qui rectifient et complètent cette tentative darticle sur laccompagnement par un pair dans la créa ou reprise dentreprise.

Pantxi, tu fais bien de rendre à César ce qui appartient César. Je suis tombée dans le piège de la confusion des Panthéons grec et romain et men excuse auprès des autres lecteurs hellénophiles qui ont dû ètre saisi de la même douleur quand ils se sont rendu compte de linexactitude...voila les traumatismes bien vivaces qui perdurent toute une vie après être passé par des classes préparatoires littéraires françaises qui préparent lélite de la Nation.:-)

Nico, je me réjouis que cet article ait eu une une certaine résonnance para rapport à ta situation, toi qui tes lancé dans la création de ton activité. Tu dois "networker" à plein tube dans cette phase. Es-tu toi aussi accompagné par dautres chefs dentreprise expérimentés? Te donnent-ils des conseils? Ne manque pas de nous faire partager ta réflexion fructueuse en cette période de création!

Par ailleurs, le lien du blog dOlivier Ezrraty que tu signales justement est un blog que je suis de temps à autre et qui effectivement est fort intéressant. On va suivre de près lannonce des mesures concrètes sur leconomie numérique. Prolongeant ce thème, la commission européenne lance une consultation sur le web 3.0 (et oui une nouvelles ère sannonce...déja) dans le but délaborer lafuture politique européenne en la matière, LUnion Européenne souhaitent se positionner comme référente mondiale et même leader sur le sujet pour la prochaine décade.
Pour plus dinfo:
Cet article ene spagnol:
http://www.elmundo.es/navegante/2008/09/30/tecnologia/1222771475.html

La consultation en ligne de la Commission Européenne (en français):
http://ec.europa.eu/luxembourg/news/frontpage_news/391_fr.htm


www.naider.com

 
Nico (14/10/2008)
Salut,

Non, je ne suis pas encore accompagné, et ce pour plusieurs raisons :
- je suis encore de phase de business plan (plusieurs en parallèle pour mieux choisir)
- je suis en Thailande pour six mois histoire de réfléchir au calme (je rentre en novembre...)
- je pense mettre en place des techniques de management particulièrement transparentes et participatives, qui sembleront révolutionnaires (en fait quelques boites les utilisent déjà, je ninvente pas grand chose). Ce sera donc sans doute difficile de trouver un mentor qui me suive "out of the box...", tout comme ce sera difficile de trouver des financements.
Sans faire toute une tirade sur le sujet, je trouve que le système de financement est assez vérolé : tout le monde sait que les business plans sont faux et irréalistes, mais comme les investisseurs ont besoin dun peu de rationalité apparente pour rassurer leurs décisions, tout le monde utilise le système actuel.

comme mon projet à long terme est de lancer une pépinière dentreprises, je pourrai y tester aussi mes idées de développement de lentrepreneuriat !...




 
katixa (15/10/2008)

Nico, la información que suelata ssobre tu proyecto me parece interesantésima y da ganas de sabre más...¡despierta muchas curiosidad desde luego!

Estoy contigo respecto a lo de los planes de negocio, son un requisto imprescindible sobre todo en el marco del sistema actual de búsqueda de financiación pero muchas veces a ti como emprendedor no te sirven tanto..es un poco como los planes estratégicos que son instrumentos que alivian pero que caducan rápido porque muchos factores surgen en el camino que no podías haber previsto. Estarái mejor a veces hacer un plan de valores o sea de los valores que quieres mantener en todo el proceso de tu proyecto empresarial.

Esperamos que nos irás informando de tu avances de emprendedor desde tailandia y de vuelta luego a Europa o a otros sitios.

Un saludo

www.naider.com

 

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